

Le projet de restauration environnementale et piscicole du Gijou a été initié par l’association de la Vallée du Gijou en 2000, après une assemblée générale suivi d’un travail de réflexion sur la rivière.
À l’origine de ce projet deux problèmes et un questionnement, parmi les réactions et sentiments exprimés par les habitants de la vallée au sujet de leur cours d’eau :
Comment résoudre ce problème de fermeture du milieu, de dégradation de l’environnement, mais aussi réduire les risques d’inondation qui y sont lié ?
Avant de proposer un plan d’action, il était nécessaire de réaliser une étude approfondie du milieu sur le plan environnemental, piscicole, et socio-économique. L’association a donc lancée cette étude : « Le Schéma de restauration environnementale et piscicole de la rivière Gijou ».
Celle-ci, réalisée entre juillet 2003 et juillet 2005, par Nicolas DE FAVERI, sert de base au travail que la Communauté de Communes va entreprendre sur le Gijou.
Qu’a fait ressortir cette étude ?
La consultation d’anciennes cartes postales et la rencontre avec des habitants de la vallée ont fait ressortir que les paysages de la vallée du Gijou s’étaient fortement transformés.
Ces transformations, du à l’évolution du mode de vie, à la désertification et à l’abandon de l’entretien paysager ont entrainées un changement de fonctionnement de la vallée.
À l’origine agricole en majorité, elle devient peu à peu forestière et l’intérêt des cours d’eau ou des zones humides n’est plus aussi important.
L’étude a aussi contribué à mieux connaître la vallée, mais surtout la rivière. L’aspect socio-économique, très important dans une vallée de moyenne montagne, implique une gestion adaptée du milieu. Le tourisme reste aujourd’hui une activité essentielle du territoire. L’activité de la pêche contribue à la gestion de la rivière…
Autant de points importants ont pu être étudiés afin de proposer les aménagements les mieux adaptés à la rivière Gijou et de mettre en place une gestion raisonnée du cours d’eau.
De cette étude est donc ressorti un plan de gestion pluriannuel de la rivière Gijou.
Par la suite, la Communauté de Communes des Vals et Plateaux des Monts de Lacaune à repris le projet afin de le porter sur un territoire administratif cohérent.
C’est en 2007 que la Communauté de Communes a engagée les premières actions visant à gérer la rivière.
Tout d’abord, il a fallut lancer une Déclaration d’intérêt Général, afin de pouvoir réaliser les travaux préconisés sur l’ensemble du bassin du Gijou, autant sur des terrains communaux que chez des propriétaires privés. Cette DIG à été obtenue, après enquête publique, en juillet 2007.
La rivière Gijou étant une rivière de première catégorie (rivière à truite principalement), les travaux de restauration ne pouvaient être réalisés en période de reproduction des poissons (fraie de la truite du mois d’octobre au mois d’avril). Ainsi, les travaux à proprement parler ont débutés l’été 2008.
Se fut l’étape suivante, le lancement du projet sur le terrain. Après avoir réalisé un appel d’offre et choisie une entreprise pour réaliser ces travaux, la première phase à pu débuter.
Pour avoir une première base d’analyse, les travaux ont débutés par un secteur témoin de la rivière de 3,5 kms. « La Janié », située sur les communes de Lacaze et Saint Pierre de Trivisy, a lancé officiellement les travaux de restauration de la rivière Gijou.
À la fin de ces travaux, un bilan a été dressé. Ce dernier à permis de recadrer les objectifs et les moyens de gestions à mettre en œuvre sur la rivière.
En 2009, la deuxième phase de travaux a permis de visualiser le projet sur une plus grande échelle. En effet, c’est plus de 12 kms de rivière qui ont été restaurés, dans l’intérêt de tous et le respect de l’environnement.
Et le projet continu biensur avec les travaux de restauration du Gijou sur la Commune de Lacaze en 2010. La encore, plus d'une douzaine de kilomètre seront restaurés.
Cliquez sur l'image pour accéder à la page de téléchargement :
Voici le nouvel agenda des animations du Pays Sidobre - Monts de Lacaune de janvier à mai 2012.
Le Schéma Départemental de Coopération Intercommunal du Tarn a été adopté par arrêté préfectoral du 28 décembre 2011. Il est téléchargeable ici ou sur le site de la Préfecture du Tarn